Swim

 

 

 

L’artiste Claire Guyard Aschehoug s’intéresse à l’espace et notre rapport au temps dans l’espace pour nous emmener dans celui qu’elle préfère : le rêve. Claire Guyard-A choisit volontairement des espaces publics, des lieux de passage où le temps se vit au présent mais qui fait écho à notre mémoire intime et universelle.  Dans sa précédente série, les musées, ces lieux de passage et d’histoire devenaient l’espace peint de ce temps présent dans un lieu d’histoire pour aboutir à une temporalité suspendue.

 

 

 

Aujourd’hui Claire Guyard-A vous dévoile un nouvel ensemble d’architectures ayant pour point de départ les piscines municipales. À nouveau un lieu de passage, mais aussi un lieu de mémoire puisque l’eau du bassin nous replonge dans notre premier état dans le ventre maternel. Pour nous emmener dans cette nouvelle temporalité, les lignes sont accentuées, les plans deviennent des espaces d’accueil pour la couleur. Au delà du cadre formé par ces lignes, un deuxième espace, parfois le même s’ouvre à l’infini.

 

 

 

Il y a quelque chose du Bauhaus dans la simplification des lignes et des formes, il y quelque chose de sacramentel dans l’importance de la lumière, enfin il y a quelque chose de magrittien dans sa manière de mettre en scène un espace pour en révéler toute son étrangeté. Par le passé, la frontière était mince entre l’imaginaire d’un récit mythologique et la résurgence d’une histoire oubliée. Petit à petit, on pourrait presque dire pierre après pierre, Claire Guyard-A réinvente le recueil d’une architecture rêvée puis oubliée.

 

texte écrit dans le cadre de l'exposition L'art au Gallo